Opinion de Pierre-Luc Daoust sur l'avenir de Linux-Québec.
Vous me qualifierez de troll et de traître autant que vous le voudrez, je signe.
À mon sens, c'est inadmissible que FACIL fasse de Linux-Québec un de ses comités. FACIL ayant comme mandat l'informatique libre, Linux-Québec se retrouverait coincé dans ce champ de compétence.
Le monde de Linux ne comprend pas uniquement du libre, n'en déplaise aux radicaux. Il y a des distributions qui ne sont pas entièrement libres; je pense ici à Suse, Red Hat, Xandros, et compagnie. Il y a également des logiciels non-libres qu'on retrouve pour Linux; pensons à Google Earth, ou encore Mercury.
Il se trouve aussi que des utilisateurs de Linux, ainsi que des GUL, s'intéressent à Linux sans pour autant mettre l'accent sur le libre. Ces gens peuvent également avoir besoin de soutien logistique. C'est pour ça que Linux-Québec ne devrait pas se restreindre au libre. Linux-Québec, son nom le dit, c'est pour Linux. Et dans son ensemble.
Il n'est pas du ressort de FACIL de promouvoir les logiciels non-libres, j'en conviens. Son mandat, c'est le libre. Mais il est malhonnête de réduire le monde de Linux au libre. Non seulement c'est nier une partie de la réalité de Linux, mais c'est surtout générer une confusion inutile chez les utilisateurs.
Que FACIL veuille faire un comité pour s'occuper de l'application technique de l'informatique libre, pas de problème. Mais monopoliser la bannière de Linux pour le faire et empêcher un autre organisme pro-Linux agissant à l'échelle nationale de se créer, c'est une mauvaise idée. Laissez Linux-Québec en dehors de ce projet, laissez Linux-Québec ne parler que de Linux mais d'en parler dans son ensemble.
Linux-Québec doit se développer de façon indépendante de FACIL. À chaque organisme sa compétence.
Voilà, pour tout commentaire, vous pouvez me les adresser ici, par courriel ou par Jabber (voir PierreLucDaoust pour les adresses respectives). Je ne pourrai être présent à la réunion du 6 août, j'espère que ce point de vue sera considéré et repris.
Pierre-Luc Daoust
1er août 2006